l'envol : protéger les oiseaux aussi
09/01/2011 19:15 par cabinetdecuriositesdelroux
Les motifs d’inquiétude sont nombreux. Aux risques naturels que les oiseaux encourent, s’ajoutent les menaces liées aux activités humaines, et parmi elles la pollution par les hydrocarbures.
En France, l'homme a foulé la quasi totalité des forêts. Les quelques zones dites « forêts anciennes », proches de l'état naturel, constituent à peine 0,2% de la surface forestière nationale. Les forêts bien protégées ne représentent que 1,09% de la surface forestière métropolitaine. Certaines de nos forêts sont toutefois encore riches et continuent pour la plupart d’entre elles à être menacées par l'exploitation forestière et la chasse. Pour que perdure une réelle diversité biologique, les forêts proches de l'état naturel sont indispensables. Au delà de l’intérêt qu’elles présentent pour l’étude approfondie du fonctionnement de la forêt, elles remplissent également des fonctions éducatives, en fondant nos valeurs éthiques et culturelles. Nous aurions bien tort de les laisser disparaître…
Nos hirondelles, qui nous semblent si communes, sont elles aussi en train de disparaitre. La population d’hirondelle rustique (aussi appelée hirondelle de cheminée) a ainsi diminué de 36 % en quinze ans. Et la situation est encore plus grave pour l’hirondelle de fenêtre, plus courante en ville, qui a vu durant le même laps de temps ses effectifs chuter de 40 à 84 % selon les sources. Les causes de cette triste nouvelle sont doubles : L’usage massif d’insecticides dans l’agriculture tue en masse les insectes dont se nourrissent les hirondelles. La destruction de tous les sites où l’hirondelle pouvait nicher (disparition des vieilles bâtisses, ravalement des façades... ces milieux ne sont pas naturels, et jouent pourtant un rôle dans la préservation de la vie sauvage !) aggrave encore le problème [1]. Si nous ne faisons rien, nous devrons donc nous habituer à des printemps sans hirondelles.
Les causes ne sont pas uniquement les pesticides, ni seulement la raréfaction des coquelicots mais un ensemble de facteurs: l'AFSSA a recensé une quarantaine de raisons de mourir pour les abeilles, décimées depuis les années 80. ici un écrin montrant de vieilles gravures qui représentent les ruches d'abeilles à l'ancienne une fleur séchée et des nids de ...guêpes (oups!!!) erreur cependant volontaire...je ne cherche nullement la perfection ni la précision mais uniquement un appel au respect de la nature des de la vie ...